Présentation

Institut Pprime

 

L’Institut Pprime, Unité Propre de Recherche (UPR) du CNRS en partenariat avec l’Université de Poitiers et l’ISAE-ENSMA regroupe l’ensemble des activités scientifiques en Sciences Pour l’Ingénieur du site poitevin, associées à une composante Physique conséquente.
A ce titre, il dépend principalement de l’INSIS (INstitut des Sciences de l’Ingénierie et des Systèmes) et secondairement de l’INP (Institut de Physique) du CNRS. Il se positionne en pôle de recherche de niveau européen pour les transports, l’énergie et l’environnement et s’appuie pour cela sur ses domaines d’expertise en mécanique des solides et des fluides, physique et mécanique des matériaux et énergétique.

Il comprend globalement 600 personnes, dont environ deux cents chercheurs et enseignants-chercheurs qui s’appuient sur une centaine de personnels techniques. Près de deux cents étudiants y préparent leur doctorat, et il accueille en permanence de nombreux collègues étrangers, Post-Doc et Masters.

L’Institut Pprime est structuré en trois départements scientifiques où on identifie les disciplines majeures que sont la mécanique et la physique des matériaux, la mécanique et la thermique des milieux fluides et réactifs, et enfin la mécanique des systèmes. L’activité de recherche associe étroitement approches expérimentales et numériques.

L’Institut Pprime s’appuie ainsi sur différents plateaux techniques conséquents. C’est notamment le cas de la nouvelle plateforme Prometée qui accueille progressivement les installations expérimentales de l’ancien Centre d’Etudes Aérodynamiques et Thermiques (CEAT) créé dans les années 60. Elle héberge les plus grands bancs expérimentaux du laboratoire dans les domaines de l'aérodynamique et de l’aéroacoustique haute vitesse haute température, du contrôle des écoulements ou de la tribologie.
La seconde phase de réalisation de la plateforme Prometée verra quant à elle la réimplantation des bancs permettant de reproduire des situations extrêmes : matériaux sous très fortes sollicitations et milieux agressifs, combustion, détonique.

Au-delà de ce plateau technique, il faut mentionner la présence au laboratoire de bancs originaux et dotés de spécificités uniques sur le territoire national, permettent d’aborder des études à différents TRL, du fondamental aux tests de prototypes dans des configurations d’usage.

Sans être exhaustif, c’est notamment le cas du banc Nanolab, des tomographes et autres microscopes électroniques en physique des matériaux, des bancs de sollicitation multiaxiale utilisés en fatigue et en mécanique des matériaux.
C’est également le cas des grandes souffleries pour l’aérodynamique et l’aéroacoustique subsoniques ainsi que des bancs d’hydrodynamique et de rhéologie en mécanique des fluides. La thermique, la combustion et la détonique disposent de bancs uniques en milieu académique pour l’étude des transferts de chaleur et de leur contrôle, la combustion des ergols, le développement de chambres de combustion à haut rendement, la propagation des incendies ou des détonations.
Enfin, des installations spécifiques assurent des travaux originaux en biomécanique et en robotique (préhension, marche humanoïde, aide à la chirurgie), ou encore pour l’étude du geste sportif.

La complémentarité des thématiques du laboratoire, la mise en cohérence de nos compétences expérimentales avec celles en modélisation et simulation numérique, ont été reconnues lors des appels à projets « d’Investissements d’Avenir » par l’obtention d’un Laboratoire d’Excellence ‘Labex Interactifs’ et d’un Equipement d’Excellence ‘Equipex GAP (Groupe Aéro Propulseur)’ portés intégralement par le laboratoire, ainsi qu’une participation à ‘l’Equipex Robotex’ porté par le CNRS.
Le laboratoire assure également la coordination scientifique du programme CPER-FEDER « Transports terrestre, nautique et aéronautique » jusqu’en 2020.
Enfin, le laboratoire conduit une activité de recherche partenariale particulièrement dynamique dans ses secteurs d’applications, et des accords de partenariat renforcé ont été mis en place avec de grands établissements et groupes industriels, notamment avec Safran, PSA (OpenLab Fluidics) ou encore le CNES, lui assurant d’enrichir et de valoriser son potentiel expérimental tout en répondant aux problématiques industrielles.